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Un bon résultat de plus pour Chatagny et Pulfer.

Le lac des Quatre-Cantons a été le temps du week-end dernier le terrain de jeux de 6 courses de Star. Deux sociétaires du Cercle de la Voile de Grandson, Jean-Pascal Chatagny et Serge Pulfer, ont pris part à ces régates et terminent sur la troisième marche du podium, ceci malgré un départ anticipé qui les a pénalisés.

Magnifiques décors pour ce championnat : la Prairie du Grütli, le Rocher Schiller, les vieux vapeurs, beaucoup d’éléments qui auraient pu distraire les régatiers. Il n’en a rien été. Dans des thermiques de 12 à 16 nœuds, les six courses ont été tendues du début à la fin. Les deux premiers au classement, Rottermund/Hollweg (GER) et Hunkeler/De Maria (SUI), ont pris le commandement du championnat dès le premier jour et n’ont jamais été menacés par leurs poursuivants.

La paire régionale, sans compétition majeure en Star durant l’été, affûte sa vitesse et son feeling en prévision du Championnat de l’Hémiphère Oriental qui se déroulera début septembre à Split en Croatie.

Christiane Baudraz

Le 9 août 2016

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Choisis par le comité olympique brésilien en reconnaissance de leur brillante carrière sportive, Torben Grael et son frère Lars, porteurs d’une petite lampe en laiton où brûlait la flamme, ont traversé la baie de Rio depuis Niteroi jusqu’à l’Académie navale, le 3 août dernier. Ils ont allumé la torche tenue par le maire de la ville, Eduardo Paes. Immense honneur et grande émotion pour ces deux athlètes hors pair.

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Lors du Grand Chelem de la Star Sailor League, en septembre dernier, disputé à Grandson, Torben Grael surnommé la « turbine », associé à Guilherme de Almeida échouent en demi-finale après avoir remporté trois manches des sélections et se voient privés de finale.

Le multiple champion aux origines danoises est un des marins les plus titrés des Jeux Olympiques de tous les temps (2 médailles d’or, 1 d’argent et 2 de bronze) et collectionne encore 5 titres mondiaux (4 en Snipe et 1 en Star). Même si le plan d’eau régional ne lui a pas porté chance, il reconnaissait que ce dernier était niché dans un magnifique écrin. Quant aux spécialités locales : le chocolat, entre autres, particulièrement celui qui est à l’effigie d’un célèbre sommet helvétique…elles ne l’ont pas laissé indifférent.

 

Christiane Baudraz

Le 7 août 2016

 

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par - sous Actualités, Régates.

C’est tout sourire, heureux de cette nouvelle aventure vécue en couple que Francine et Jean-Pascal Chatagny ont franchi la ligne d’arrivée devant le port de Vidy, vendredi aux alentours de 15 heures 30, après plus de 120 heures de régate non stop.

Organisée depuis 1992 par le Cercle de la Voile de Vidy, c’est la plus grande régate en double en eaux fermées et sans assistance disputée à bord de voiliers de série du type  Surprise. L’objectif de cette course est d’enchaîner un maximum de tours du lac entre Vidy, Genève et le Bouveret.

Dès la première nuit, un groupe de huit équipages, dont les sociétaires du Cercle de la Voile de Grandson, s’est détaché du peloton avec à sa tête les vainqueurs de l’édition 2016, Nicolas Anklin et Nicolas Kauffmann. Si ces derniers sont quasi restés intouchables jusqu’au dernier jour, la flotte s’est livrée une bataille de chaque instant, non seulement dans le noyau de tête, mais aussi à l’arrière où se disputait une régate dans la régate.

« On n’a rien lâché et la vigilance était de chaque instant. C’est incroyable, nous n’avons eu que des thermiques, durant toute la semaine. Il faut vraiment connaître toutes les particularités des vents lémaniques pour réussir à tirer son épingle du jeu. Par contre, pas une goutte de pluie et chaud, très chaud. Plusieurs regroupements au sein de notre groupe ont fait que chaque bouée virée était une nouvelle bagarre. Nous étions idéalement placés dans l’équipe de tête, mais les deux Nicolas sur Eaux Secours, qui s’étaient échappés durant la première nuit, ont verrouillé la tête de course. Plusieurs fois nous nous sommes rapprochés d’eux, les écarts jouaient à l’élastique, mais en vain. C’est dans le nuit de jeudi à vendredi que nous avons pu nous démarquer et nous installer en troisième position tout en titillant Brachard Fou de Vent, de Jérôme Plojoux et Loris Von Siebenthal, qui passe la ligne d’arrivée deux minutes devant nous.  Ils ont fait tout juste jusqu’au bout, bravo ! » félicitait, bon joueur, Jean-Pascal tout en reconnaissant être bien fatigué. Quant à Francine, elle estime être à une place logique dans le classement. « Nous avons barré en alternance et contrairement à une course style Bol d’Or où c’est du sprint d’un bout à l’autre, aux 5 jours, il faut savoir gérer son sommeil et ses efforts. Je privilégie les turbosiestes tandis que Jean- Pascal peut dormir une à deux heures. Contrairement à l’an passé, je n’ai jamais souffert du froid durant les quarts de nuit et c’était agréable. C’est une super ambiance entre les concurrents où il y a beaucoup de respect. Dans un premier temps nous allons nous reposer, récupérer, puis analyser notre course. L’an prochain ce sera la 25e édition ; c’est encore loin, mais pourquoi pas ? »

 

Christiane Baudraz

Le 31 juillet 2016

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par - sous Actualités.

Etienne Borel de Vugelles-La Mothe a traversé la France avec son Corsaire pour concrétiser un rêve.

De sa passion des vieux gréements, il en a fait sa profession en entreprenant à sa sortie de scolarité un apprentissage de constructeur naval. Même si au cours des ans, il a changé de voie, il est resté proche de ses premières amours, puisqu’il travaille à la voirie de Grandson avec le lac sous les yeux.

En 2012, c’est en famille qu’il musarde sur les quais de Brest et Douarnenez. Il se plaît à rêver de parader avec son bateau. En 2015, c’est décidé : son Corsaire Intipunku (en Quechua : porte du soleil) rejoindra la rade et côtoyera les mythiques voiliers rassemblés. Douze mois de tractations seront nécessaires. En février de cette année, quand enfin la confirmation arrive, c’est la fête chez les Borel.

Une vague d’émotion les assaille au moment d’amarrer leur petit bateau, arborant fièrement le grand pavois, au ponton qui lui est réservé. (Le Corsaire est un dériveur lesté de 5,5m dessiné par Jean-Jacques Herbulot, architecte naval, pour l’école de voile des Glénans en 1954).

Des grands bateaux venus de lointains horizons, il y en avait dans la rade de Brest, plus d’un millier. De la Polynésie, du Mexique,  de l’Argentine, de la Russie ou de moins loin : du Portugal et de la Hollande, les fiers bâtiments ont rallié les Fêtes maritimes internationnales de Brest qui se déroulaient du 13 au 19 juillet. La France est largement représentée avec l’Hermione, le Belem, l’Etoile et la Belle Poule, la Recouvrance, Marité, l’Etoile Molène, l’Etoile de France, la Cancalaise ou encore Pen Duick (ou tête noire, qui désigne la mésange noire, le légendaire bateau d’Eric Tabarly)  pour ne citer que les plus connus.

C’est en rade-abri devant la digue de la Pérouse que les embarcations de moins de 8 mètres se sont adonnées au vire-vire. « Cette semaine avec notre Corsaire et en famille, c’était un enchantement de chaque instant. Ces embarcations briquées, les équipages en habits d’époque, l’accueil de la population brestoise, la joie des participants, tout était fabuleux. J’en rêvais, mais la réalité a été largement au-delà. Vivre ces instants intenses, hors du temps et du contexte de la dramatique actualité, nous permet de croire en la fraternité des hommes de la mer » déclarait, les yeux brillants, Etienne Borel à son retour sur les quais de Grandson.

 

Christiane Baudraz

Le 25 juillet 2016

 

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Soleil et chaleur ce week-end au large du port de Grandson, pour accueillir d’anciens voiliers.

 

Ils étaient quinze, toutes voiles hissées à défiler le long de la rive nord pour le plaisir des spectateurs et des riverains. Unités vieilles de plus de 25 ans ou dessinées sur des plans antérieurs à 1961. Antoinette Kistler, du Cercle de la Voile de Grandson, instigatrice de cette rencontre, ne cachait pas son bonheur de voir année après année, et ceci depuis 31 ans, tous ces bateaux réunis. « J’ai malgré tout un pincement au cœur en pensant à tous les amis disparus qui œuvraient avec moi pour cette parade. » Puis elle enchaîne en présentant les nombreux challenges et la large palette de prix qui attendent les navigateurs car, à la parade, chacun est primé. Star, Corsaire, Beluga, 6m JI, Albin, Achille, goélette, prototypes et même un thonier, cotre breton, ont profité de cette belle météo pour enrouler fièrement les bouées. Ce dernier, la « Sainte-Anne », comme sorti d’un livre d’images, soulève à chaque sortie l’admiration du public. Gérard Champod, le grand-père de l’actuel propriétaire, l’a fait construire en 1950  par le chantier naval d’Hermann Egger de Saint-Aubin, afin de remplacer son cotre, le Tanagra devenu irréparable. Son fils, Yves, médecin yverdonnois, a tiré de nombreux bords durant plusieurs décennies et c’est actuellement le petit-fils, Marc, qui perpétue le plaisir de la voile à l’ancienne, trois générations pour une même passion. La « Sainte-Anne » dont toutes les pièces maîtresses sont en bois exige une attention particulière. De nombreux séjours au chantier naval ont permis au fil des ans de maintenir ce petit bijou à flot. Pourtant en 2010, il coule à sa bouée d’amarrage au large du port de Grandson. Renfloué, il faudra de longs mois de travaux pour le sauver. Puis il reprend sa place dans le port et, majestueux, sillonne à 66 ans les eaux de notre lac. Sur l’eau, durant ces deux jours, chaque équipage naviguait à son rythme selon les performances de son embarcation. Pourtant deux Star (rappelons que sa carène a été dessinée en 1911 !) ont animé le plan d’eau d’un époustouflant match racing pour la plus grande joie du public averti.

 

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Christiane Baudraz

Le 10 juillet 2016